Lors des matchs ou des pratiques, les soigneurs devraient être responsables de mettre en place le protocole de gestion des commotions cérébrales. Ce protocole est suggéré par le Ministère de l’Éducation du Québec et décrit comment gérer les cas suspects de commotion.
Si un joueur présente des symptômes de commotion (observés ou rapportés), s’il a subi un impact direct à la tête ou un coup ayant entraîné un mouvement brusque de la tête; il faut le retirer de l’activité. Le soigneur doit alors consigner les signes dans un formulaire (SCAT3). Cela inclus des observations et des questions faciles (ex. Est-ce qu’on mène? Où sommes-nous?) pour évaluer l’état physique et mental du joueur. Cela permet aussi de documenter son état et ainsi de mieux évaluer son évolution. Même si le joueur se sent bien et répond correctement aux questions, il ne devrait pas retourner au jeu, car les symptômes peuvent prendre jusqu’à 48 heures à apparaître.
Si le joueur n’a toujours aucun symptôme après 48 heures, il peut retourner au jeu ou à des activités à risque.
Si le joueur présente des symptômes de commotion, il doit amorcer une période de repos initial et consulter un médecin. Le repos initial doit durer au minimum 48 heures. Durant cette période, il faut limiter au maximum les activités intellectuelles et physiques.
Si après 48 heures de repos les symptômes diminuent, on peut amorcer la reprise graduelle des activités intellectuelles et sportives. Premièrement, on reprend les activités intellectuelles (télévision, lecture par période de 15 à 20 minutes). S’il n’y pas d’augmentation des symptômes, on peut reprendre des activités intellectuelles plus structurées (activités scolaires). Avant de reprendre complètement la routine scolaire, il faut qu’il y ait disparition des symptômes.
On peut en parallèle, tout de suite après le repos initial, commencer à faire des faire des exercices légers (vélo, marche rapide, course lente). Si après 24 heures, il n’y a pas d’aggravation des symptômes on peut reprendre l’entraînement individuel sans contact. Si après 24 heures, il n’y a pas d’aggravation des symptômes on peut reprendre l’entraînement avec un coéquipier sans contact.
Pour passer à l’étape suivante, l’entraînement physique en équipe sans contact, il faut que tous les symptômes aient disparus et que l’activité intellectuelle soit reprise complètement.
Avant de reprendre les pratiques en équipe avec contact, il faut une évaluation médicale. Si 24 heures après la pratique les symptômes ne sont pas revenus, on peut reprendre la compétition.
Le temps pour traverser toutes ces étapes peut être variables d’un cas à l’autre. On considère, qu’en moyenne, les signes seront complètement disparus en 10 à 14 jours.
S’il n’y a pas d’amélioration significative au bout de 10 jours, il faut consulter à nouveau un médecin.