Pourquoi faut-il prendre ça au sérieux? Conséquences à court et long terme.

Pourquoi est-il si important de détecter les commotions, même s’il n’y a pas de traitement? Il est essentiel de comprendre que le repos est un traitement. Il permet au cerveau de retrouver son équilibre et de guérir. Un joueur qui retourne au jeu trop rapidement est plus susceptible de faire une autre commotion, car son cerveau est fragilisé et ses réflexes et de son équilibre ne seront pas optimaux.

Les jeunes de moins de 25 ans peuvent subir le syndrome du second impact. Bien que rare, il s’agit d’un évènement catastrophique. Ce phénomène peut survenir quand un joueur commotionné et non guéri subit un autre impact à la tête. Le cerveau déjà débalancé est alors incapable de réguler sa pression intracrânienne cérébrale ce qui entraîne une enflure du cerveau subite et souvent mortelle.

Le fait d’avoir une deuxième commotion augmente les probabilités que la guérison soit plus longue et que les symptômes persistent au-delà de deux semaines. Cela peut aussi se transformer en syndrome post-commotionnel.

Des symptômes prolongés après une commotion caractérisent le syndrome post-commotionnel. Environ 10% des athlètes ont des signes et symptômes qui persistent au-delà de deux semaines. On observe la présence prolongée d’au moins 3 de ces signes : mal de tête, vertiges, fatigue, irritabilité, insomnie, difficulté de concentration ou problème de mémoire. Le fait d’avoir fait plus d’une commotion cérébrale augmente le risque d’avoir le syndrome post-commotionnel. Les symptômes du syndrome post-commotionnel pourraient être confondus avec ceux de la dépression.

Le cerveau ne guérit jamais complètement d’une commotion. Il s’adapte. Après une ou même 2 commotions le cerveau arrive généralement à compenser complètement, et ainsi il n’y aura aucune séquelle fonctionnelle. Après 3 commotions ou plus, il est probable que la personne présente des troubles persistants de mémoire ou des problèmes de concentration.

Les commotions cérébrales multiples et à répétitions semblent prédisposer à l’encéphalite traumatique chronique. Il s’agit d’une maladie dégénérative progressive du cerveau.  Il n’y a pas de traitement.  C’est une maladie dégénérative irréversible.  Les personnes atteintes présentent les signes suivants: Troubles de l’humeur (dépression, irritabilité, et/ou désespoir), anomalies comportementales (impulsivité, explosivité, et/ou agression), déficience cognitive ( troubles de la mémoire, dysfonctionnement exécutif, et/ou démence) et anomalies motrices (parkinson, ataxie) 

 

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