C’est quoi une commotion cérébrale? Définition, cause, signes et symptômes.

Bien qu’à l’étroit, le cerveau n’est pas fixe dans le crâne. Il garde une certaine mobilité, car il baigne dans le liquide céphalo-rachidien. La commotion cérébrale se produit lorsqu’une force externe cause un mouvement rapide et violent de la tête qui a pour conséquence que le cerveau se heurte contre la paroi de la boîte crânienne. L’impact n’a pas à être directement à la tête, il peut être au corps pourvu que la force du coup lui soit transmis.

Comme des mouvements brusques et non contrôlés de la tête peuvent causer les commotions, les collisions non-anticipées sont les plus dangereuses. Le joueur qui plaque voit venir le coup et prépare son corps à l’impact en rentrant sa tête et raidissant son cou et ses épaules ce qui diminue le mouvement de la tête et ainsi les risques de commotion. En général, les joueurs en attaque sont plus susceptibles d’avoir des commotions, car ils ne voient pas le coup arriver.

Comme le casque n’empêche pas le cerveau de se heurter contre la boîte crânienne, il ne peut pas empêcher les commotions. Il protège, cependant, des traumatismes crâniens plus graves

Une commotion cérébrale est un traumatisme crânien léger. Le traumatisme léger a comme particularité d’être indétectable par les tests d’imagerie conventionnels comme les scans. En se heurtant à la boîte crânienne, le cerveau subit une compression et une déformation temporaire, qui entraîne un important dérèglement dans ses fonctions, sans pour autant qu’il y ait des dommages sérieux à sa structure. Les perturbations sont plutôt de nature chimique.

Comme il n’existe pas de test précis pour diagnostiquer les commotions cérébrales, la contribution de la personne touchée est essentielle pour effectuer un diagnostic. Si la personne ignore ses symptômes et ne les déclarent pas, la commotion peut passer inaperçue et ne pas être comptabilisée. On considère d’ailleurs qu’un grand nombre de commotions cérébrales demeurent non déclarées. Cela rend difficile d’obtenir des statistiques fiables sur le nombre de commotions dans les équipes sportives.

Il n’y a pas de test diagnostic sanguin ou d’imagerie (radiographie, scan) pour diagnostiquer une commotion. Le diagnostic se fait à l’aide d’un questionnaire, le SCAT5, qui combine des évaluations physiques et des questions de mémoire. Le test doit être fait par un professionnel de la santé.

Les signes et symptômes

Il est faux de croire qu’il faut perdre connaissance pour faire une commotion. En fait, moins de 10% des athlètes subissant une commotion vont avoir une perte de conscience. Le tableau suivant compile les signes les plus fréquemment ressentis. Ils varient d’une personne à l’autre. Les signes de commotions peuvent apparaître jusqu’à 48 heures après l’impact. Un athlète sur 5 ressentira ses premiers symptômes jusqu’à 24 heures après l’impact.

SIGNES%
Mal de tête85,5
Étourdissement64,6
Trouble de concentration47,8
Confusion, désorientation39,5
Vision floue39,5
Sensibilité à la lumière30,9
Fatigue27
Nausée24,9
Amnésie20,2
Perte de connaissance5 à 9
Signes et symptôme suite à une commotion cérébrale rapporté par les athlètes

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